NIARI

LE NIARI EN BREF

Localisation : entre les massifs du Mayombe et du Chaillu dans le sud ouest du pays. Limites administratives : le Gabon au nord et à l’ouest, le Kouilou au sud-ouest, le Cabinda (Angola) et la RDC au sud, la Lékoumou et la Bouenza à l’est.)
Superficie : 32 000 km2, environ 10 % de la superficie du pays)
Population : 302 965 habitants (estimation 2013))
Chef-lieu : Dolisie)
Districts : Dolisie, Banda, Divénié, Kibangou, Kimongo, Londéla-Kayes, Louvakou, Makabana, Mayoko, Mbinda, Mossendjo, Moungoundou sud, Moungoundou-nord, Moutamba, Nyanga, Yaya.

UN CARREFOUR

Situé dans le sud-ouest du Congo, le département du Niari tire son nom du fleuve éponyme, dont la vallée, qui se déploie sur plusieurs départements, est considérée comme un des greniers du pays. Servi par une diversité d’infrastructures de transport (route, chemin de fer et aéroport) et par sa situation géographique, qui le met à proximité de Pointe-Noire et de trois pays étrangers (le Gabon au nord, l’Angola et la RD Congo au sud), le Niari a une vocation de carrefour et de transit. Voie naturelle de passage entre la capitale et la façade maritime du pays, il est également une plate-forme d’échanges internationaux.

CALCAIRE ET MINES DE FER

Le département comprend deux unités industrielles à Dolisie, la cimenterie du groupe chinois Forspak, qui bénéficie de l’abondance des gisements de calcaire dans la région, et la Fonderie du Congo, dont le capital est détenu en majorité par le groupe mauricien Samlo.

L’autre atout du Niari est son potentiel minier. Deux grands gisements de fer, en attente d’être exploités, sont localisés dans le nord-est du département : Mayoko-Lékoumou et Mayoko-Moussondji. L’or, le diamant, le cuivre, les polymétaux et le fer font par ailleurs l’objet d’une intense prospection, suite à l’octroi de nombreux permis de recherche à des sociétés.

UN RELIEF CONTRASTÉ

Dans l’ouest, dominent des plaines bordées de collines et recouvertes de savanes herbeuses ou arborées. Dans le nord-est, le relief s’élève à proximité du Chaillu, un massif couvert de forêts, qui culmine à 903 m. Bien qu’il lui ait donné son nom, le fleuve Niari a un parcours limité dans le département où il change brusquement de direction, en décrivant une grande boucle à hauteur de Makabana, avant de s’engager plus au sud dans le massif du Mayombe.
En revanche, ses affluents (Louessé, Gokango, Léboulou, Mpoukou…) et la Nyanga s’y déploient amplement. Leur régime est calqué sur celui des précipitations avec des maxima en avril (petite saison des pluies) et en décembre (grande saison des pluies). La saison sèche s’étend de mai à fin septembre.

AGRICULTURE ET EXPLOITATION FORESTIÈRE

Par son climat et son sol, le Niari, peuplé en majorité de Kunis, de Nzabis (sous-groupe Téké) et de Tsangis, a une vocation agricole certaine. La production agricole (manioc, soja, maïs) la plus importante est réalisée dans les districts de Louvakou, Kimongo, Moutamba, Kibangou, Banda et Divénié. L’agriculture moderne à grande échelle est pratiquée dans les districts de Louvakou et de Makabana. La pêche est particulièrement développée à Kibangou, Makabana et Divénié. Le lancement de plantations de palmier à huile est prévu.

Le Niari doit aussi sa prospérité à sa forêt, exploitée pour ses bois précieux. Aujourd’hui, il compte près d’une vingtaine d’Unités forestières d’exploitation (UFE) concédées à plusieurs sociétés. Les essences les plus exploitées sont l’okoumé, le limba et l’acajou.

SAFARIS VISION

Le Niari peut miser sur un potentiel touristique certain, tant sur le plan historique et culturel qu’en termes de paysages et d’animaux. Il abrite en effet les réserves de faune du Mont Fouari (15 600 ha) de Nyanga nord (77 000 ha) et de Tsoulou (30 000 ha) ainsi que deux domaines de chasse : Mont Mavoumbou (42 000 ha) et Nyanga sud (23 000 ha).

Le département compte également d’autres beaux sites naturels comme la cascade de Sossi, dans le district de Louvakou ou celle de Dimani (district de Divénié), ainsi que les grottes de Mpassi-Mpassi ou celles de Dibouéta, dénommées Grottes du Vampire Né de la route et du rail, Dolisie, le chef-lieu, est une cité agréable et pleine de vie dont le nom évoque, à lui seul, un pan important de l’époque coloniale, son nom étant celui d’un des compagnons de Savorgnan de Brazza. Mossendjo, dans le massif du Chaillu, est une cité minière importante. Autant de sites propices aux safaris vision, aux randonnées pédestres, aux visites de villes et aux balades en pirogues.

ACCÈS A DOLISIE

À 378 km à l’ouest de Brazzaville et 180 km au nord-est de Pointe-Noire par la RN 1 bitumée, à 181 km au sud de Mossendjo. Aéroport et gare du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) à Dolisie.