SANGHA

LA SANGHA EN BREF

Localisation : dans le nord-ouest du pays et l’hémisphère nord Limites administratives : Le Cameroun au nord, la Centrafrique (RCA) au nord-est, la Cuvette et la Cuvette Ouest au sud, la Likouala à l’est, le Gabon à l’ouest.
Superficie : 58 000 km2 soit 17% de la superficie du pays
Population : 119 176 habitants (estimation 2013)
Chef-lieu : Ouesso
Districts : Mokéko, Ngbala, Pikounda, Sembé et Souanké

CARREFOUR SOUS-RÉGIONAL

Située dans le nord-ouest du Congo et frontalière avec le Gabon à l’ouest, le Cameroun et la République centrafricaine (RCA) au nord, la Sangha est un département carrefour et de transit. Cette situation géographique stratégique aux confins du pays, en fait tout naturellement un trait d’union entre le Congo et ses voisins.

Relativement plat sur une grande partie du territoire de la Sangha, le relief s’élève toutefois dans l’ouest du département pour culminer à plus de 1000 mètres au Mont Nabemba. Le climat est chaud et humide, avec deux saisons sèches (mi-décembre à mi-mars et juin à mi-août) et deux saisons pluvieuses (mars à juin et août à mi-décembre) par an. Les pluies y sont abondantes et la température moyenne est de 26 °C.

COUVERT DE FORÊTS

Deux traits majeurs caractérisent la Sangha : la présence d’une forêt dense primaire et un réseau hydrographique parmi les plus denses du Congo. Véritable réservoir de biodiversité, la forêt, qui couvre la quasi-totalité du département, est sillonnée par une multitude de rivières dont les plus importantes sont la Sangha, qui se jette dans le fleuve Congo plus au sud, la Ngoko-Dja, un de ses affluents, qui fait en partie frontière avec le Cameroun, la Ndoki dans l’est du département et la Mambili, au sud, qui sépare la Sangha du département de la Cuvette.

UNE POPULATION JEUNE

La population locale est composée de diverses communautés dont les Sangha-Sangha, les Bakwélé, les Bonguili, les Djem, les Yasoua, les Kota, les Pomo, les Gbaya et les peuples autochtones du groupe Baka. Aux ressortissants de la région sont venus s’ajouter des Congolais d’autres départements et des étrangers dont des Ouest-Africains, des Camerounais, des RD Congolais et des Centrafricains.

À la faveur de l’essor économique, et notamment de l’activité forestière, et des chantiers d’infrastructures, d’autres nationalités (Français, Chinois, Brésiliens et Libanais, etc.) se sont également implantées dans le département. Les moins de 15 ans dominent, formant plus de 50 % de la population du département.

DES SERVICES EN EXPANSION

Les services se développent avec l’implantation d’agences bancaires, de commerces et de fournisseurs d’accès à internet. Le transport routier et fluvial sont en essor. Le barrage hydro-électrique de Liouesso, sur la rivière Lengoué, en cours de finalisation, alimente déjà Ouesso et Mokéko.

Les autres villes seront alimentées quand toutes les turbines seront installées. Les compagnies forestières disposent de leurs propres groupes. A Pokola, la CIB s’est dotée d’une centrale de cogénération biomasse. Le parc hôtelier est concentré à Ouesso. Ailleurs, seules les cités de Pokola et Souanké abritent des auberges. La restauration est peu développée.

BOIS, CACAO, PALMIER A HUILE ET MINES

Parmi les principales activités économiques du département figure l’exploitation forestière et la transformation du bois, réalisées notamment par de grandes compagnies forestières comme la Congolaise Industrielle des Bois (CIB) et l’Industrielle Forestière de Ouesso (IFO). La Sangha est le premier département producteur de bois du Congo. Les cultures industrielles en pleine expansion sont le cacao, le palmier à huile et le café. L’agriculture vivrière et la pêche restent des activités artisanales..

Le sous-sol de la Sangha est riche en ressources minières. D’importants gisements de fer, à haute teneur, sont présents dans l’ouest du département. Leur exploitation attend une relève des cours mondiaux. L’or, les diamants et la colombo-tantalite font l’objet de prospection ou d’une exploitation semi-industrielle.

L’ÉCOTOURISME ROI

L’écotourisme est le produit touristique phare du département de la Sangha. Parce qu’elle abrite la grande forêt équatoriale sur son territoire, la Sangha est l’un des grands domaines de conservation de la faune et de la flore du Bassin du Congo, avec plus de 2 millions d’hectares d’aires protégées réparties dans trois parcs nationaux, qui sont à cheval sur les départements voisins : Odzala-Kokoua, auquel on accède par la Cuvette Ouest, Nouabalé-Ndoki, accessible depuis Ouesso et Tokou-Pikounda qui s’étend aussi dans la Cuvette et n’est pas encore aménagé.

Outre les parcs nationaux, la Sangha a d’importants atouts en matière de tourisme vert et culturel. Des circuits en voiture, des balades en pirogue, des parties de pêche dans les rivières permettent de découvrir la splendide forêt équatoriale, les nombreuses rivières qui se transforment parfois en cascades comme celle de Zoulabouth sur la rivière Lengoué, les sites naturels exceptionnels comme le Mont Nabemba, et les plantations agro-industrielles ou les sites forestiers de la région (Pokola).
Le département abrite aussi plusieurs lieux et monuments historiques qui racontent l’époque coloniale (Ouesso) ou les batailles entre Français et Allemands pendant la première guerre mondiale à Mbirou.
La Sangha est riche en traditions artistiques (masques Kwélé, appelés ekuk) et culturelles (cérémonies sociales comme le Zou Ba, l’Edega, le Déké et le Béka et danses initiatiques Edzengui des Baka). À l’exception des parcs nationaux d’Odzala-Kokoua et de Nouabalé-Ndoki, la plupart des sites ne sont ni balisés ni aménagés.

ACCÈS A OUESSO

À 849 km au nord de Brazzaville par la RN 2 bitumée. À 167 km de Sembé et à 254 km de Souanké par la RN 14 bitumée jusqu’à Sembé et qui atteindra la frontière camerounaise en 2017. Connexion routière avec la Likouala et pont sur la Sangha à Mbirou attendue en 2017. Aéroport international (avec piste pouvant recevoir l’avion de référence Airbus 340/300) et port fluvial réhabilité à Ouesso.