DISTRICT DE BOUNDJI

Boundji serait une déformation de l’expression mbochi « mbo ndzi » (plusieurs bras). Chaque bras indique l’axe de provenance des populations qui peuplent Boundji à l’origine.

LA MISSION CATHOLIQUE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER

Bâtie non loin de la rivière Alima, Boundji est le chef-lieu du district éponyme. Les missionnaires européens se sont installés à Boundji dès 1900 pour faire œuvre d’évangélisation. C’est ainsi que fut fondée la mission catholique Saint-François Xavier, par les pères de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, qui y ont formé les premiers catéchistes et les premiers moniteurs de la région. Les premiers états civils ont été établis à Boundji et la première main d’œuvre de la Cuvette, composée notamment de menuisiers et de charpentiers, en est sortie. Des jeunes venus de villages environnants y recevaient un enseignement de 3 ans avant d’être baptisés.

Les premiers lettrés de la Sangha, de la Likouala, des Plateaux et autres régions du pays sont issus de Boundji qui connut un certain rayonnement culturel. Jacques Opangault (président du Conseil avant l’indépendance), le cardinal Émile Biayenda et l’historien Théophile Obenga y ont effectué leurs études primaires.
Boundji, qui eut un certain rayonnement culturel, est devenu un poste de contrôle administratif (PCA) en 1950. L’administration coloniale a soumis la population à un impôt payé sous forme de latex. Une mesure qui s’est heurtée à une résistance des contribuables. A Boundji, l’Église a été mieux acceptée que l’administration coloniale.

L’historien congolais, Jérôme Ollandet, a consacré un ouvrage à l’histoire de la ville, paru aux Editions l’Harmattan-Congo en 2016. De l’époque coloniale, il ne reste que l'ancien couvent des sœurs franciscaines missionnaires de Marie (FMM) composé d'une résidence principale, d'un bâtiment ayant servi d'orphelinat et d'une chapelle. Cet ensemble est aujourd'hui occupé par les pères de la Congrégation des Franciscains.


SAUX ENVIRONS

Dans les alentours de Boundji, on visitera le mausolée de Jacques Opangault. À une dizaine de kilomètres, on se rendra par une piste bordée d’arbres, au « Bili Bar », pour y déguster, dans des calebasses, du « molengué », une variante du vin de palme que préparent les paysans des alentours. Equipé d’une grande case et de bancs, l’endroit sert de lieu de cérémonie pour les fêtes. Le visiteur se plaira également à faire une promenade le long de la rivière Alima. Il y découvrira des jardins maraîchers et de vieux entrepôts datant de l’époque coloniale à l’ancien port Augouard.

ACCÈS A OWANDO

À quelque 500 km de Brazzaville, par la RN 2 bitumée jusqu’à Obouya puis par la RN 11 bitumée jusqu’à Boundji.