IMPFONDO

Impfondo, le chef-lieu de la Likouala, département le plus vaste et le plus septentrional du pays, qui se niche dans une région forestière et marécageuse, se trouve sur la rive droite de la rivière Oubangui. La ville fait face à la RD Congo. L’avion est le moyen le plus rapide pour se rendre dans cette ville au départ de la capitale. La cité dispose d’un aéroport qui a été rénové et agrandi à la faveur de la « municipalisation accélérée » dont le coup d’envoi a été donné dans la région en 2005. On peut certes prendre le bateau pour se rendre à Impfondo depuis Brazzaville, mais la fréquence des voyages varie au gré de certains critères que seuls les transporteurs connaissent.

GAMME VARIÉE D’ACTIVITÉS

Impfondo, qui compte une population estimée à 20 000 âmes, vit du commerce, de l’agriculture, de la pêche et du trafic portuaire. Toutefois, l’activité portuaire, florissante à l’époque où le bois exploité dans la région du nord du pays et en Centrafrique voisine était en grande partie évacué par flottage ou sur des embarcations jusqu’à Brazzaville, a diminué. Le trafic est centré sur l’évacuation vers Brazzaville du cacao produit dans les districts d’Épéna et de Dongou et d’un peu de bois. Depuis Brazzaville, le port reçoit des produits manufacturés importés et des produits pétroliers.

BALADE EN PIROGUE SUR L'OUBANGUI

Un déplacement dans les villages alentour permettra au voyageur de découvrir les la richesse culturelle des communautés locales. Les danses et les musiques des peuples autochtones sont surprenantes. Les autorités départementales organisent un mini festival culturel des ensembles de musique traditionnelle Moundzombo et Enyelle.
Malgré tout, la grande attraction d’Impfondo reste la rivière Oubangui, sur laquelle on peut faire des balades en pirogue ou pêcher. La découverte de la grande forêt environnante ne serait pas une mauvaise idée, même si l’accès y est difficile, vu que le nombre de routes bitumées est limité.

PEUPLES AUTOCHTONES

La Likouala dont Impfondo est le chef-lieu étant un département forestier, abrite des peuples autochtones qui figurent parmi les populations de la région. A cet effet, un espace spécifique a été consacré à ces peuples, dénommé le Forum international sur les peuples autochtones d’Afrique centrale (FIPAC). Ce dernier fournit de précieuses informations sur ces communautés, et organise diverses manifestations sur ce peuple forestier.

Le visiteur étranger peut rencontrer ces peuples généralement de petite taille (le Congo a choisi de plus désigner ces peuples par le vocable « pygmées ») aux abords ou à l’intérieur de la ville. Ils vivent habituellement dans des huttes de feuilles et de branchages. Il faut toutefois se garder de les photographier à leur insu. En effet, un tel geste pourrait être mal perçu par ces peuples qui acceptent volontiers de se faire prendre en photo par des étrangers accompagnés par un guide local. Les plus âgés parlent librement, de leur mode de vie, de leurs extraordinaires connaissances des plantes médicinales et de leur parfaite maîtrise des techniques traditionnelles de chasse.

AUX ENVIRONS

D’Impfondo, on peut se rendre à Dongou et à Épéna par une route goudronnée. Les visiteurs à l’esprit aventureux peuvent, s’ils le souhaitent, prendre une pirogue ou une autre embarcation pour gagner Bétou, près de la frontière centrafricaine, en remontant l’Oubangui, au bout d’un voyage d’environ 3 heures de voyage.

La route Impfondo-Épéna, bordée d’arbres, notamment de bananiers et d’agrumes (oranges et citrons) est en très bon état. Épéna revit grâce notamment à sa production de cacao qui a sensiblement augmenté ces dernières, en raison de l’intérêt que porte à cette bourgade une société italienne qui encadre les planteurs et exporte les fèves vers l’Italie.. Le cacao d’Épéna entre sûrement dans la composition de chocolats qui garnissent les rayons de certains supermarchés en Europe et ailleurs. À Épéna, on admirera les maisons et l’église faites en briques grises. Le district est sillonné de cours d’eau dont la Likouala-aux-Herbes, qui s’écoule plus au sud vers le fleuve Congo. Il est recouvert de marécages et de magnfiiques prairies aux herbes de couleur jaune et vert tendre.

ACCÈS A IMPFONDO

à quelques 1000 km en vol d’oiseau, en avion depuis Brazzaville ; piste forestière et pirogue à partir de Ouesso (Sangha).