QUE RAPPORTER

TISSUS ET VÊTEMENTS

Le pagne est porté majoritairement par les femmes mûres dans ce pays où on s’habille plutôt à l’occidentale. Le Congo ne produit plus de pagnes depuis longtemps. En revanche, le pays en importe de Chine. Malgré tout, cette évolution n’a pas affecté le travail des artisans locaux qui fabriquent des sacs pour tous usages, des étuis, des trousses, des nappes et différents autres objets à partir de tissus-pagnes.

Avec les fibres extraites des feuilles de raphia, une espèce de palmier local, les Téké fabriquent des cordages, des pagnes, des tapis, des nattes et des jupes destinées aux danseuses traditionnelles. Les Téké sont les grands spécialistes du tissage du raphia dont les feuilles peuvent atteindre 25m sur 4m.

Des stylistes locales n’hésitent pas à intégrer le raphia dans leurs créations. Le visiteur de passage peut donc se faire confectionner des habits par ces stylistes et des couturiers qui exploitent ce filon. Ceux qui se sont familiarisés avec la technique du batik produisent des ensembles qui se distinguent par leur remarquable originalité.

BIJOUX, PERLES, PIERRES ET MINERAUX

Les bijoux sont très diversifiés : bagues, bracelets, boucles d’oreille, colliers, etc. Tout comme les matériaux utilisés : or et argent, bois, pierres semi-précieuses, comme l’hématite, la malachite, l’agate rouge (fournie par le Kouilou), l’œil de tigre, dont les couleurs ressemblent à celles de la robe du fauve, ou le sable d’or, une pierre semi-précieuse de couleur ocre parsemée de paillettes dorées, etc.

À la différence des Ouest-Africains qui travaillent surtout l’or et l’argent, les artisans congolais travaillent la carapace de tortue et la corne de buffle pour produire des pendentifs, mais également le bois, utilisé pour fabriquer des perles, et donc des colliers et des bracelets.

Le touriste pout rapporter les pierres et les minéraux, sous forme brute, taillés ou polis, utilisés par l’artisan pour fabriquer des objets divers. C’est ainsi que les visiteurs peuvent être attirés par la malachite avec laquelle on fabrique des cendriers, des boîtes à cigarettes, des animaux en miniatures ou des œufs de collection.

INSTRUMENTS DE MUSIQUE

Le Congo excelle dans la sculpture en bois et produit une gamme variée d’objets que le visiteur peut acheter en souvenir de son voyage. Les instruments de musique fabriqués en bois tels que la sanza, le likémbé (sorte de piano miniature à lames d’acier), le tam-tam, le xylophone kalakwa identifiable par ses calebasses de résonance, etc. aiguisent la curiosité des visiteurs.

Les sculpteurs congolais produisent également des masques et des statuettes en bois de bonne qualité. Toutefois, les pièces de musée, comme les masques géométriques batéké ou les fétiches à clous bakongo enregistrés dans les grandes collections d’art africain en France, en Suisse ou en Belgique sont difficiles à trouver au Congo. À Brazzaville, la Galerie du bassin du Congo et dans les marchés artisanaux vendent des objets de bonne qualité. D’où l’intérêt, pour le visiteur, d’y faire un tour peu avant d’achever son séjour.

Les copies de qualité satisfaisante des œuvres d’inspiration moderne, dont la valeur augmente au fil du temps, sont vendues à des prix raisonnables. Les collectionneurs avisés en auront sûrement pour leur porte-monnaie. Dans cette catégorie se rangent des boîtes de formes et de tailles variées, des plats, des assiettes, des jeux, des plateaux et des peignes. À cela s’ajoutent des objets utilitaires et décoratifs, soigneusement sculptés, des masques et des statuettes.

Les potières (les femmes qui font la poterie) puisent leur inspiration dans des thèmes traditionnels ou modernes pour fabriquer des poteries en argile. Elles font partie des objets usuels ou décoratifs que le touriste peut être tenté de s’offrir lors de son séjour au Congo. Pots, canaris et cruches originaux sont proposés à des prix très faibles qui peuvent toujours faire l’objet d’un long marchandage. Des paniers et d’autres objets de vannerie garnissent les étals des marchés spécialisés où affluent des curieux.

TOÎLES DE MAÎTRE

Les chauffeurs de taxi connaissent la célèbre École de Peinture de Poto-Poto, vers le rond-point Moungali, à Brazzaville, où les amateurs d’art moderne trouveront des gouaches et des toiles. Pour transporter les peintures en toute sécurité, sans courir le risque de les dégrader, c’est plus prudent de démonter le châssis et de rouler la toile. La Galerie du Congo ou les ateliers des peintres vendent aussi des tableaux. Les peintres sont cotés et leurs toiles d’une qualité esthétique remarquable.

TIMBRE POSTO ET PRODUITS DU TERRITOIRE

Le pays édite une série de beaux timbres qui sont vendus notamment à la grande poste de Brazzaville, dans le centre. Le miel sauvage et le poivre récoltés par les Pygmées dans la forêt et les piments séchés en gousse en poudre appartiennent également à la catégorie des produits du terroir qui peuvent être rapportés.